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Savoir vain (Le) retour à la page précédente

sous-titre : Relativisme et désespérance politique
auteur(s) : Lawrence Olivier
collection :
format : 5 x 8 po; 13 x 20 cm
nombre de pages : 114
prix : 17 $ CAD
date de parution : avril 1998
isbn : 978-2-921569-54-5
disponibilité au Canada : (code produit : 9782921569545 )
disponibilité en France : (code produit : nd )
disponibilité en Suisse : (code produit : nd )
Aperçu
On admet volontiers que le relativisme est paradoxal. «Tout est relatif», dit-il. Oui, mais ce jugement l’est-il? Tout comme on l’a fait pour le paradoxe du menteur, on peut résoudre le problème en distinguant des types logiques ou en séparant énoncé et énonciation. A-t-on pour autant résolu l’aporie du relativisme? Non, car le paradoxe du relativisme se situe sur un autre plan. Le relativisme mène en effet la pensée à la frontière où elle s’éprouve comme pensée qui donne un sens à ce qui n’en a pas. Il apparaît dès lors que le sens est toujours imposition d’un ordre (représentations) sans fondement dans la réalité des choses. C’est là qu’on rencontre le politique, dans la mesure où celui-ci «consiste à la fois à représenter le monde et à le masquer, à recouvrir le processus par lequel les représentations se construisent et imposent un ordre. La pensée est toujours une politique de l’ordre où plutôt la politique est toujours une pensée de l’ordre. […] Elle a pris depuis quelques siècles la forme de l’espoir, de cette illusion que la lutte politique conduit à la libération, qu’une représentation du monde est meilleure qu’une autre.»
C’est de cela que le relativisme s’avise, sans pour autant proposer un autre savoir, de toute façon infondé et vain. Il ne reste dès lors qu’à assumer la désespérance politique et à faire face à l’insensé de l’existence.

Vedette matière: relativisme, valeur, philosophie
Auteur(s) : Lawrence Olivier
Crédit photo: ©Alain Décarie

Lawrence Olivier est professeur de science politique à l’université du Québec à Montréal. Aux éditions Liber, il a publié Michel Foucault. Penser au temps du nihilisme (1995), Le savoir vain. Relativisme et désespérance politique (1998), Contre l’espoir comme tâche politique, suivi de Critique radicale. Essai d’impolitique (2004).